Guide sécu kayak

GUIDE DE SECURITE EN KAYAK

1 - L'Embarcation

Bien que le marché offre des modèles de 3,5 à 6,7 mètres de long, un minimum de 4 mètres est recommandé pour un usage en milieu maritime. Cette
longueur assure un meilleur comportement dans la houle et facilite la tenue d’un cap.

1.1 - les matériaux

Deux types de matériaux sont utilisés : le polyéthylène (plastique) et les matériaux composites (fibre de verre, Kevlar® et fibre de carbone).
Le polyéthylène offre une excellente résistance aux chocs, un poids élevé, une glisse moyenne, une rigidité faible et un prix modéré.

De leur côté, les matériaux composites offrent une assez bonne résistance aux chocs, un poids moyen, une bonne glisse et une rigidité élevée. Cette dernière permet de concevoir des modèles plus sophistiqués. Le prix est cependant plus élevé et augmente avec l’utilisation de matériaux et de techniques de pointe.
Choisissez un bateau adapté aux plans d’eau que vous comptez fréquenter.

1.2 - la conception

L’embarcation doit être rendue insubmersible par la présence de compartiments étanches ou de ballons de flottaison. Munis d’ouvertures étanches, ces compartiments étanches peuvent recevoir et protéger vos bagages. Cet ingénieux système offre la possibilité de faire des excursions de un ou plusieurs jours en
autonomie complète.

De nombreux kayaks de mer sont équipés d’un gouvernail. Celui-ci donne au débutant un bon contrôle de la direction et permet au pagayeur plus aguerri de corriger la dérive provoquée par le vent ou le courant. Le gouvernail peut être remonté sur le pontage lors du transport ou en eau peu profonde. Il est contrôlé avec les pieds grâce à un système de pédales et de câbles.


Les kayaks de mer ont habituellement une étrave effilée permettant une bonne vitesse de croisière, et une proue (avant) plutôt relevée pour ne pas enfourner dans les vagues. Chaque pointe est munie d’un anneau de remorquage. L’équipement de base comprend habituellement un quadrillage de gros élastiques placés sur le pont et permettant de garder à portée de la main les accessoires de sécurité et d’orientation. Une corde faisant le tour du pontage (ligne de vie) complète parfois cet équipement de base.

Lors de parcours en mer, il devient important d’ajouter un compas à son équipement et de bien savoir l’utiliser.

La stabilité est directement liée à trois choses : la position du centre de gravité, la forme du fond et sa largeur.
- Le siège du kayakiste étant presque collé au fond le centre de gravité est très bas, ce qui assure une excellente stabilité. Le poids des bagages éventuels  dans les caissons aura pour effet d’augmenter cette stabilité.
- Un fond plus large sera généralement plus stable, et la forme du fond aura également une influence sur la rapidité et la stabilité de l’embarcation. Étant donné la diversité de modèles offerts sur le marché, seuls des essais et les conseils avisés d’un spécialiste pourront vous aider à choisir l’embarcation qui vous convient.

1.3 - les accessoires indispensables

En complément du matériel obligatoire conformément à la règlementation , les accessoires indispensables et recommandés sont :

Pour les kayaks fermé, un ballon de pagaie ou flotteur de pagaie est un dispositif de sécurité très important. Suite à un dessalage
(chavirement), il peut permettre à une personne seule de réintégrer son embarcation. Ce « flotteur » est glissé autour d’une pale de la pagaie. En maintenant l’autre pale en appui sur le kayak, le kayakiste peut alors prendre solidement appui sur sa pagaie pour se hisser à bord. Cet exercice est simple mais demande de la pratique.

1.4 - les accessoires recommandés

Des sacs étanches permettent le transport et la manipulation des bagages, et assurent une protection supplémentaire en cas d’infiltration d’eau dans un caisson. Leur nylon souple enduit de vinyle se prête bien au rangement dans les différents caissons d’un kayak.

Les contenants rigides (petits barils, mallettes) conviennent bien au rangement des accessoires fragiles (matériel photo, jumelles, etc.).


Des jumelles vous seront d’un précieux secours. Un modèle étanche 7 x 50 est un choix courant pour les activités nautiques.

Un réflecteur radar. Le kayak (non métallique) étant non détectable au radar, un réflecteur radar est nécessaire par temps de brume, de nuit ou lorsque le trafic maritime est intense pour éviter les risques d’abordage. Des modèles efficaces et légers sont composés de plastique recouvert d’une pellicule
d’aluminium. Pour être détecté, le réflecteur doit être fixé le plus haut possible (1,8 m et plus ). À cette fin, vous pouvez utiliser comme mât un poteau de tente haubané.

Un GPS (Global Positioning System) permet de connaître en tout temps sa position géographique à quelque 100 m près. Malgré toutes ses qualités, il demeure cependant un appareil électronique complexe et une panne est toujours possible. Il ne remplace pas la carte et le compas, mais les complète avantageusement.

2 - Techniques de Base

Le kayak de mer semble une activité très agréable ne nécessitant pas d’apprentissage technique particulier.
C’est effectivement une activité intéressante, mais qui demande un minimum de connaissances et d’habiletés techniques pour être vraiment appréciée en toute sécurité.

Commencez par ajuster les pédales du gouvernail en fonction de la longueur de vos jambes. Soyez bien assis, le dos droit, les pieds appuyés sur les pédales et les genoux appuyés sous le pont. Dans cette position vous faites corps avec l’embarcation.
Le débutant éprouve souvent la désagréable sensation d’être « enfermé » dans l’embarcation. La première étape devrait donc consister à entrer et sortir plusieurs fois du kayak (sur l’eau) pour constater qu’il est facile d’en sortir en cas de retournement.
Si les conditions le permettent, faites l’essai d’un dessalage (chavirement, puis éjection du kayakiste) avec l’assistance d’une personne qui pourra vous aider au besoin. Cet exercice devrait toujours être effectué au moins une fois avec la jupette.Vous vous rendrez compte ainsi qu’il est très facile de sortir d’un kayak
retourné.

L’étape suivante consiste à remonter seul(e) dans l’embarcation.Habituez-vous à utiliser le ballon de pagaie.

Les principales techniques à connaître sont : la propulsion et la propulsion circulaire, les appels, les appuis, l’esquimautage et les manoeuvres de récupération.

3 - La Sécurité et les Dangers Spécifiques

L’activité devrait toujours se pratiquer avec un minimum de 2 embarcations.

En kayak de mer comme pour d’autres activités de plein air, la prévention des accidents passe par l’identification des dangers auxquels nous sommes
exposés dans la pratique de l’activité. Quels sont ces dangers?

L’eau froide : Un bain forcé peut provoquer l’hypothermie en quelques minutes avec des conséquences parfois dramatiques.

Le courant est souvent invisible quand on est sur l’eau. Si celui d’une rivière va toujours dans le même sens, en milieu maritime, il tourne avec les marées. Il peut vous entraîner très loin de votre itinéraire ou retarder votre progression.

Le vent devra toujours être un facteur déterminant dans la planification de votre journée. Il risque de se lever soudainement et de provoquer de fortes vagues parfois déferlantes. Il aura, en plus, un effet de dérive similaire au courant et un vent froid pourra abaisser rapidement la température ambiante.


♦  Les orages n’épargnent pas les plans d’eau. Un grain soudain peut déchaîner les eaux en quelques minutes. La foudre, si elle touche un plan d’eau, fait toujours contact avec l’élément le plus élevé. Ne soyez pas en eau libre quand l’orage menace.


♦  Le brouillard se dissipe habituellement vite sur les lacs, mais il arrive très vite et peut durer plusieurs jours en zone maritime.


Les cargos qui circulent doivent respecter un chenal précis. Leur capacité de manoeuvre pour vous éviter est nulle; c’est donc à vous de changer de route. L’équipage de ces gros bateaux ne vous détecte pas sur leur radar, ne vous voit qu’à deux milles par temps clair et vous perd de vue si vous êtes à moins d’un demi-mille devant lui.


♦  Les autres plaisanciers ont des droits et des devoirs tout comme vous. Pour éviter les risques d’abordage (collision), soyez vigilant et assurez-vous d’être bien vu ou entendu. À cet effet, la couleur de votre embarcation peut jouer un rôle important. Le jaune, l’orange, le rouge clair et le blanc sont les couleurs les plus voyantes sur l’eau. Les appareils de signalisation doivent toujours être à portée de la main.


♦  L’environnement sauvage dans lequel se déroule une excursion ne doit pas être pris à la légère. Les grands poissons (requins, vaches marines, etc.) peuvent heurter la coque.


Les conditions météo sur le plan d’eau sont souvent très différentes et habituellement plus difficiles que celles rencontrées à terre. Assurez-vous de bien les connaître et les comprendre, et préparez-vous au pire.

Lors de la planification de votre itinéraire, prenez en compte les dangers potentiels et assurez-vous d’avoir la compétence et le matériel nécessaire pour y faire
face. La prévention demeurera toujours votre alliée la plus sûre.

 

 

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