Présentation

1 - La Géographie

Située entre 18° et 23° S et 164° et 167° E, la Nouvelle-Calédonie est constituée d’une île principale, la Grande Terre, et de dépendances, qui représentent une surface totale émergée de 18.585 km2 (1.500 km d’est en ouest et 1.000 km du nord au sud). La ZEE a été évaluée à 1.740.000 km2 .

L’île principale ou "Grande Terre", couvre une superficie de 16.890 km2 (400 km par moins de 50 km). Elle se prolonge par de petites îles isolées comme l’île des Pins au sud (152 km2) ou l’archipel des Belep (220 km2) dans le lagon nord.
Au nord s’étendent les atolls coralliens de Huon et Surprise (Récifs d’Entrecasteaux).
♦  L’archipel des Loyauté (1.981 km2) comprend trois îles principales d’origine corallienne Ouvéa, Lifou et Maré (respectivement 132, 1.207 et 642 km2), quelques îlots immédiatement voisins et les récifs de Beautemps-Beaupré au nord-ouest d’Ouvéa.

Guétié, Ouvéa (Photo P Laboute)

De l’île des Pins, dans le sud-est, aux îles Surprise, dans le nord-ouest, le littoral est bordé sur environ 1.600 km d’un chapelet presque ininterrompu de récifs, d’îlots et de hauts fonds qui constituent le deuxième ensemble corallien de la planète, après la Grande Barrière australienne (qui s’étend sur 2.000 km et couvre 348.000 km2). L’ensemble des lagons de Nouvelle-Calédonie et dépendances couvre une superficie totale d’environ 40.000 km2 (Clavier et alii, 1995). Les mangroves occupent 200 km2, dont 80,3 km2 dans le sud-ouest. Les surfaces totales d’herbiers ne sont pas connues (ils occuperaient plus du tiers de la surface des lagons).

Les récifs de l’Astrolabe au nord et l’île Walpole au sud, d’origine corallienne, prolongent le groupe des îles Loyauté. A l’est, les îles volcaniques de Matthew et Hunter, présentent épisodiquement une activité.
A l’ouest de la Grande Terre, s’étendent d’abord les "atolls" submergés de Fairway et Lansdowne puis, plus à l’ouest encore, le plateau des Chesterfield avec les deux grands atolls de Chesterfield et de Bellona.

Le récif barrière (Photo: PA Pantz)

2 - Population

La population est de 196.836 habitants (1996). Avec une densité d’environ 11 hab./km2, le Territoire reste peu peuplé. La répartition de la population est très hétérogène avec 68% de la population en Province sud, dont 60% sur environ 1% du Territoire, dans le Grand Nouméa. Le taux d’accroissement annuel moyen de la population calédonienne est fort (2,6% entre 1989 et 1996).

3 - Economie

Le secteur tertiaire (commerces et services) est prépondérant (plus de 50% du PIB), notamment les services non marchands, dont ceux de l’administration publique. L’agriculture (café, polyculture vivrière) et l’élevage de bovins sont en régression constante depuis de nombreuses années (aujourd’hui 1,9% du PIB). Les activités minières et métallurgiques sont fluctuantes (entre 5 et 25% du PIB suivant les années) mais constituent l’essentiel des exportations (plus de 90% des exportations).

La tertiairisation de l’économie a conduit à un fort déséquilibre entre le pôle Nouméa-Dumbéa-Pa•ta, où s’inscrivent la majorité des activités tertiaires, et le reste du Territoire qui compte pour 30% seulement dans le PIB.

4 - Organisation du Territoire

La Nouvelle-Calédonie est engagée dans un processus d’autonomie, dont les grandes lignes viennent de faire l’objet d’un accord sur 20 ans (accords de Nouméa, 1998). Elle est divisée en 3 provinces dont la Province des îles (qui regroupe les 3 îles des Loyauté), la Province nord (partie nord de la Grande Terre et archipel des Belep) et la Province sud (partie sud de la Grande Terre et île des Pins), chacune dotée d’une assemblée provinciale. Les institutions comprennent les assemblées provinciales, le Congrès (ou Territoire), formé des 3 assemblées provinciales, le gouvernement, qui est l’exécutif de la Nouvelle-Calédonie, élu par le Congrès, le Sénat coutumier et le Conseil Economique et Social. L’Etat est représenté par le Délégué du Gouvernement, Haut-Commissaire de la République.

Ces trois collectivités se répartissent diverses compétences, l’environnement étant essentiellement de compétence provinciale. Les accords de Nouméa prévoient un transfert de certaines compétences aux collectivités :
l’exploration, l’exploitation, la gestion et la conservation des ressources naturelles, biologiques et non biologiques de la zone économique seront transférées au Congrès,
le domaine public maritime sera transféré aux Provinces.

Les communes sont pratiquement dotées des mêmes droits et libertés que les communes métropolitaines. Il existe par ailleurs 8 aires coutumières, divisées en districts, administrés par un grand chef, et en tribus administrées par un chef.

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