Les enjeux

LES ENJEUX EN NOUVELLE-CALEDONIE

1 - Les Enjeux Patrimoniaux

Le récif barrière est long de 1.600 km ce qui en fait la plus longue barrière récifale continue au monde.
L’ensemble des formations récifales et lagonaires couvre environ 40.000 km2.
La Nouvelle-Calédonie possède l’une des rares doubles barrières au monde (moins de 10 au monde).
Ce sont les récifs des DOM-TOM, spécifiquement les plus riches et les plus diversifiés.
Les îles Chesterfield et Bellona, ainsi que les bancs Lansdowne et Fairway, présentent un intérêt biogéographique particulier en raison de leur position intermédiaire entre la Grande Barrière d’Australie et la Nouvelle-Calédonie, qui leur confère une plus grande richesse en espèces. Ce sont des lieux exceptionnels de ponte de tortues et de nidification des oiseaux de mer. Elles abritent plusieurs espèces rares de mollusques et de crabes.
Les Chesterfield abritent des espèces endémiques de mollusques : Cymbiolacca thatcheri et Lyria grangei.
Huon, au nord, est l’un des principaux lieux de ponte de la tortue verte (Chelonia mydas) dans le Pacifique.

2 - Les Enjeux Socio-Economiques

2.1 - La pêche
La pêche professionnelle est peu développée : la flottille, toutes catégories confondues, est de 350 bateaux pour moins de 1.000 marins locaux ; la production des espèces lagonaires atteint 1.000 t. Il faut y ajouter la production de la pêche de plaisance et de la pêche vivrière, estimée à 3.500 t, dont plus de 50% issue des alentours de Nouméa. La production totale atteint donc 4.500 t. La pêche vivrière, qui représente 78% des captures de poissons lagonaires, est vitale pour les populations mélanésiennes, pour lesquelles elle constitue une source majeure de protéines. La part de l’autoconsommation de poissons lagonaires atteint 80% de la production en Province nord et plus encore dans les îles.

2.2 - Le tourisme
Le tourisme n’est pas très développé et le nombre de touristes se situe aux alentours de 100.000 touristes par an. Il est avant tout centré sur Nouméa (1.414 chambres, soit 68,1% de la capacité totale), secondairement sur Bourail, Hienghène et les Iles Loyauté. Le tourisme de croisière représente entre 30.000 et 50.000 touristes/an. La flottille plaisancière comporte plus de 12.000 embarcations immatriculées sur le Territoire, dont 60% à Nouméa. Les activités nautiques sont essentiellement dirigées vers la navigation de plaisance et la plongée. Les clubs de plongée sont aujourd’hui au nombre de 13 sur l’ensemble du Territoire. On estime qu’au moins 50.000 plongées (non-payantes inclues) sont réalisées annuellement.
Le tourisme est considéré comme un vecteur potentiel de développement et les projets s’orientent vers l’éco-tourisme, centré entre autre sur les zones protégées et la plongée. Depuis peu se développe localement un écotourisme saisonnier pour l’observation des baleines.

La part du tourisme dans le PIB est de 2,7%, et cette activité touche 6% de la population active.

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